Dissimulés au plus profond de la jungle d'Adventureland se trouvent les ruines d'un monument délabré. Cet ancien temple est désormais la proie du temps, des intempéries et de la végétation luxuriante et réserve à ses visiteurs quelques fortes sensations.
Les divinités autrefois vénérées ici semblent courroucées par l'invasion d'étrangers, en témoigne le camp des archéologues déserté et les cris des aventuriers qui ont suivi Indiana Jones au coeur du temple.
Les visiteurs pénètrent dans la jungle, suivant un chemin balisé par les archéologues. Le camp montre des traces récentes de vie, les artefacts trouvés sont posés sur des tables ou des caisses en attendant une analyse plus approfondie. Une radio tente encore, en vain, de recevoir les messages des archéologues perdus dans les ruines.
Pendant que les visiteurs se rapprochent du temple, ils peuvent voir l'échafaudage qui a été érigé autour de la structure ainsi que les wagonnets sillonnant tout le site.
L'escalier principal est gardé par deux cobras sculptés dans la pierre. Tout en haut de cet escalier, les visiteurs ont une magnifique vue sur l'arche principale. L'émerveillement sera de courte durée quand ils apercevront des wagonnets renversés tout autour de l'arche.
Ouverture : 30 juillet 1993
Constructeur : Walt Disney Imagineering, Intamin
Modèle : Pinfari TL 59
Conception : Ingenieur Büro Stengel
Débit théorique : 1444 passagers à l'heure
Taille minimale requise pour l'accès: 1,40 m.
Longueur du parcours : 566 m
Point culminant : 18 m.
Descente : longueur de 10 m. à environ 60°
Inversions : 1 de type Looping
Vitesse maximale : 58 km/h.
Durée du parcours : 1 min. 14 sec.
Capacité maximale par train : 12 personnes
Nombres de trains : 6
Installation : 2 wagons de 3 x 2 personnes
Indiana Jones fut rapidement victime de son succès à son ouverture. Si sa construction a permis à Big Thunder Mountain de revenir à des temps d'attente plus raisonnables, la file de la nouvelle attraction à sensations de Disney fut rapidement saturée.
Six mois après l’inauguration, la solution envisagée est de revoir la conception des wagons. De huit places, les trains passent à douze.
Et tant qu’à créer de nouveaux wagons, l'idée est lancé de les monter dans l’autre sens, permettant ainsi au visiteur de vivre une toute nouvelle expérience renversante.
Les vidéos embarquées utilisées pour les tests sont concluantes : la montée à l’envers donne une vue imprenable sur le parc et l'inconnu fait monter la pression.
L'un des problèmes principaux était la thématisation, qui n’était prévue que dans un sens. Les hauts-parleurs, éclairages et autres deviennent visibles ce qui rompt tout le charme et l'ambiance de l'attraction.
Le poids des nouveaux wagons fut également un nouveau problème. Du poids des trains occupés (quatre visiteurs supplémentaires prennent place) dépend la vitesse , la sécurité et la résistance de l'attraction.
Il a donc fallu ruser : nouveaux matériaux plus légers, structure moins épaisse, nouvelle conception des roues, design revu pour coller mieux au deuxième épisode de la quadrilogie Indiana Jones.
Afin de laisser ouverte l'attraction le plus longtemps possible, la construction des nouveaux wagons se fit avant la fermeture. Il n'a fallu que quatre mois et demi pour tout mettre en place.
Quelques idées ne virent jamais le jour : Toujours pas de son embarqué, et pas non plus de second parcours, un temps envisagés par les équipes de Tom Morris en 1992/93. Le directeur artistique de l’époque, Yves Benyeta, décida de ne rien faire contre le bruit inquiétant des wagons dans les virages après quelques tours de chauffe, et de ne pas utiliser de silent anti-rolleback pour que les cliquetis de la crémaillère soit des plus angoissants.
Le 1er avril 2000, Indiana Jones et le Temple du péril… à l’envers ouvrait ses portes, marquant le début de la haute saison.
Cette aventure "à l'envers" pris fin le 27 novembre 2004.