Petit article intéressant sur les nouvelles orientations de TWDC envers EDSCA. Finalement, c'est peut-être pas un poisson d'Avril cette histoire...:
"C’est un bruit de couloir qui circule depuis quelques temps déjà, mais qui fera sans doute l’effet d’une bombe. La maison mère, The Walt Disney Company, serait encline à mettre la main au portefeuille pour venir au secours de Disneyland Paris, et je dirais même plus, au secours d’EuroDisney.
Depuis quelques mois déjà, les visites de hauts responsables de The Walt Disney Company se succèdent à Disneyland Resort Paris. D’abord ce fût John Lasseter - directeur de Walt Disney Feature Animation et conseiller artistique de Walt Disney Imagineering – qui se rendit au resort parisien cet été, profitant de l’occasion pour superviser Toon Studio et participer au special event des robes de princesses. Puis vinrent Bob Iger, PDG de TWDC, en personne et Jay Rasulo, président de la division Parks and resorts – ce dernier connaissant bien les lieux dans la mesure où il fût PDG d’EuroDisney SCA de 2000 à 2002. Une agitation bien inhabituelle qui n’a que peu de rapport avec l’excitation suscité par les festivités des 15 ans et l’ouverture conjuguée de Toon Studio et Tower of Terror…
La cause de tous ces mouvements se situe bien plus en aval ; plus précisément, le jour même où Bob Iger pris la place de Michael Eisner en tant que PDG de The Walt Disney Company. Ses premières paroles consistèrent en une rupture radicale avec la politique eisnerienne menée depuis trop d’années ; il faudra faire mieux à défaut de faire plus. Et le mieux se fit sentir immédiatement. La réconciliation avec John Lasseter et le rachat de Pixar en est le symbole le plus fort ; mais on pourrait citer également les réconciliations avec Steve Jobs d’Apple ou encore Robert Zemeckis… Un nouveau départ en somme pour The Walt Disney Company dont on ne voyait pas la sortie du gouffre, autrement que par le départ de son emblématique PDG.
Dans la foulée du rachat de Pixar, John Lasseter est intronisé directeur de Walt Disney Feature Animation et conseiller artistiques auprès de Walt Disney Imagineering. Une solution qui satisfait finalement toutes les parties et qui marque le retour à la maison de celui qui fût un jour renvoyé des studios Disney car il avait osé pointer le potentiel de l’animation par ordinateur.
Outre l’arrêt immédiat de la production d’ignobles suites direct-to-video, l’avènement du règne de John Lasseter fût marqué aux Studios par un remaniement des projets en cours, jugés trop faibles et le retour au premier plan des contes de fées (Princess and the frog). Mais le duo Iger-Lasseter a de la suite dans les idées et se penche sur le secteur des parcs à thèmes. Walt Disney Studios, Disney‘s California Adventure, Hong-Kong Disneyland, etc. Autant d’échecs cuisants tant d’un point de vue économique qu’artistique. Une vision intolérable pour les deux compères qui se penchent tout d’abord sur la problématique Disney’s California Adventure.
Disney’s California Adventure, ou le vilain petit canard américain. Dans un pays où Disney est synonyme d’excellence, ce parc prend des allures de tâches indélébiles à côté de son illustre grand frère, Disneyland. Pourtant, le public parisien serait bien content d’avoir un second parc de cette envergure, mais le public américain est exigeant et la foultitude d’erreurs de conception se paye très cher. A commencer par le thème du parc : la Californie. Ou comment vendre de pâles copies de la réalité à des autochtones qui sont à deux heures de route de toutes ces merveilles… A croire que les analystes de The Walt Disney Company n’ont pas su comprendre que le parc californien attirait davantage un public régional (au sens très large) que son compère floridien, plus tourné vers l’international. Bref, Bob Iger tranche dans le vif et débloque plus d’un milliard de dollars pour corriger et relancer le second parc californien. Du jamais vu dans l’histoire des parcs à thèmes Disney tout simplement.
Et les Walt Disney Studios dans tout ça ? On y arrive… Il serait en effet maladroit de penser que seul le public américain est exigeant et que le manque de concurrence en Europe autorise n’importe quoi à Disneyland Paris. Première mesure : donner davantage de liberté (et de crédit) à la succursale française d’Imagineering, coupable de Space Moutain : Mission 2 et responsable de Toon Studio. Mais encore une fois, le même problème persiste : l’argent. Plombé par sa dette colossale et ses royalties, EuroDisney S.C.A. ne voit pas vraiment le haut de son gouffre financier. Malgré de bons résultats pour l’exercice 2007, le chemin est loin jusqu’au point d’équilibre ; d’autant que pour cela, il faut investir et innover, et pour cela, il faut s’endetter. Un gouffre sans fond tout simplement.
C’est là qu’intervient The Walt Disney Company. Propriétaire pour presque moitié d’EuroDisney, la maison mère est aujourd’hui en mesure d’apporter les fonds nécessaires pour financer les prochaines innovations. La nouvelle politique lancé par Bob Iger et John Lasseter s’inscrirait logiquement dans cette optique. Une main tendue vers sa filiale parisienne en somme. Les 14,5 millions de visiteurs du resort pour l’exercice 2007 prouvent largement que Disneyland Resort Paris est une destination qui attire en Europe. Les nouveautés lancées ses dernières années semblent faire leurs preuves, combinés aux offres promotionnelles et aux campagnes marketing. Il n’en reste pas moins que les finances sont toujours dans le rouge. La dette n’est toujours pas remboursée, le cours boursier bat toujours de l’aile et il est impossible de financer davantage de nouveautés sans augmenter le capital de la société – solution déjà recourue en 2005.
Bref, EuroDisney a besoin de The Walt Disney Company qui ne verrait pas d’un mauvais œil une réhabilitation de son mouton noir européen. Faire des Walt Disney Studios un parc digne des standards Disney et relancer l’attrait du Disneyland Park. Mais surtout, il y a fort à croire que Walt Street se réjouirait pour The Walt Disney Company du retour dans le vert des finances d’EuroDisney. Il apparaît de même que TWDC se penche sur le cas hongkongais dans la mesure où il négocie actuellement avec le gouvernement local face au constat d’échec du second resort asiatique. Fini donc la politique économique d’Eisner/Pressler/Rasulo, l’heure est aujourd’hui aux investissements et à la qualité. Un retour aux sources de la tradition Disney en quelque sorte."
EDIT: Finalement, le fameux projet 2009-2012 était un canular de DCP. Par contre, ce qui est sûr, c'est que l'article que j'ai mis ci-dessus est bien plus vieux que cette blague de mauvais goût, car il est de Février 2008. Il est donc possible que TWDC mette enfin la main à la poche pour renflouer les finances d'EDSCA, en remboursant une partie de la dette.




mon ami Simplet c'est toi le modo lol si tu peux déja regrouper ceux la


