par Simplet » 15 Fév 2011, 21:15
Bon je reprends mes commentaires, désolé pour le retard…
Les locations à Disney Channel ont encore baissé cette année pour atteindre 3M€… Pour rappel elles s’élevaient à 3,5M en 2009, 4M en 2008 et 3,8 M en 2007. Le marché de l’immobilier doit souffrir à Marne la Vallée pour que l’on brade année après année.
Les contrats de partenariat ne sont toujours pas chiffrés. Pourquoi ? Sans doute pour ne pas informer la concurrence, qui n’en est pas une …
Sur les données chiffrées, relevons quelques chiffres significatifs :
Les charges d’exploitation sont reparties à la hausse pour dépasser largement le montant de 2009. Cela plombe notre résultat et démontre que le seul conseil donné par le Conseil de Surveillance (diminuer les charges !) n’a pas été suivi d’effet.
Sur les « statistiques » du resort, on constate que :
la fréquentation est repartie à la baisse mais reste soutenue,
que la dépense moyenne par visiteur a remonté l’an dernier mais reste inférieure d’un euro à celle de 2008 alors que le ticket et le parking n’ont pas cessé d’augmenter. Elle ne représente que 2/3 du prix d’entrée affiché. Clairement la politique tarifaire est à revoir.
Le taux d’occupation des chambres baissent pour la deuxième année consécutive, preuve que les augmentations de prix ont refroidi les ardeurs des potentiels pensionnaires,
La dépense moyenne par chambre remonte (tout en restant inférieure à celle de 2008), conséquence logique de l’augmentation du prix des chambres.
Au détour d’une litanie de chiffres, on apprend que le groupe s’est engagé à réaliser pour 31,6 millions d’euros de réhabilitation dans le resort. Cela devrait faire plaisir à pas mal de membres de ce forum…
Comme la société a l’habitude de mentir par omission sur les dettes, je vous indique que la société a effectivement remboursé 35,12 millions d’euros et que ses dettes ne représentent plus que …1 935,1 millions d’euros ! Moins de 2 milliards, c’est la fête !
Les capitaux propres du groupe ont baissé, un peu moins que je ne le craignais, mais de plus de 45 millions d’euros tout de même. Ce poste reste inquiétant et mérite une question à l’AG.
Enfin, cette année toutes les filiales ont perdu de l’argent !
Le montant inscrit en immobilisations pour l’année 86,5 M€ nous donne un aperçu du prix de TSPL, même si d’autres aménagements ont été réalisés.
Dans l’organigramme du groupe on constate l’arrivée des sociétés des Villages Nature :
« Villages nature Management », chargée de gérer les villages et « Villages nature de Val d’Europe SAS », chargée du concept, de la mise en œuvre et de l’exploitation. La différence entre exploitation et gestion étant ténue, je me demande où s’arrêtent les prérogatives de chacune…
A noter que la SAS est la même société que la SARL de l’an dernier mais qui a changé d’objet social et de forme juridique. Elle part avec un léger handicap, puisque les pertes se sont accumulées depuis la création (2003), plus de 3 millions d’euros. Donc, il va falloir patienter avant de voir des bénéfices remonter…
Nouvelle petite information « lâchée » au milieu d’informations recopiées des années précédentes, EDA a l’intention de racheter le leasing du parc 1 le 31 décembre 2016. Comme quoi, le fait d’avoir poser la question a été suivi d’effet. Cela correspond aussi à la date butoir pour le rachat du crédit bail des hôtels. Mais toujours pas de montants chiffrés de ces rachats…
Une nouvelle fois, la gérance n’a pas déprécié ses titres de participation. Pourtant, EDA avec une nouvelle année de perte, vaut de moins en moins si l’on se fie à ses capitaux propres. Qu’est ce qui justifie cette position ? Les perspectives d’avenir ? Question à poser à l’assemblée…
L’argent que nous prêtons à notre filiale, EDA, sont soumis à un intérêt de l’Euribor MOINS 0,5%, là ou la WDC prête au minimum au taux de l’EURIBOR. Qu’est ce qui justifie cet écart de traitement ? Question à poser à l’assemblée.
Je ne reviens pas sur la mascarade du conseil de surveillance avec son président qui ne sollicite pas de nouveau mandat mais qui revient sur sa décision… Pire, pour rester dans 2 ans, il demande la nomination d’un nouveau membre. Pathétique…
En revanche, alors que celui-ci réclamait des économies de fonctionnement, il organise une réunion supplémentaire ! Belle preuve de cohérence s’il en était besoin. Tout cela pour décider quoi ? Rien. Enfin, j’exagère, ils ont demandé une expertise indépendante sur les coûts de WDI. Comme quoi, rabâcher les mêmes choses depuis 5 ans a fini par porter ses fruits… Néanmoins, aucune trace de la communication du rapport, qui a sans doute été confié aux mêmes experts appelés au moment de l’apport à EDA, et qui a entrainé des dépenses supplémentaires à la société.
Le rapport du conseil de surveillance s’étale sur 3 pages, où le président répète le discours de la gérance et enfile des banalités confondantes… Pour en arriver à la conclusion qu’il faut voter les résolutions. Quand on voit ce que nous coûte ce conseil de surveillance, la première des économies serait de raboter sa rémunération !
Enfin, petite cerise sur le gâteau pour finir, je viens de m’apercevoir que le groupe dans son immense générosité paie les missions des commissaires aux comptes pour les sociétés de financement et la société du gérant…
Je reviens plus tard sur les résolutions et sur les questions écrites ou orales.
