Disneyclopédie - Phantom Manor
Frontierland (Parc Disneyland)
Qualité d'expérience : 97%Durée : 6 min.

Phantom Manor, maison ancestrale et maintenant délabrée des pères fondateurs de la ville de Thunder Mesa, se dresse à l'écart dans un secteur reculé de Frontierland. Le bruit court que la maison est hantée par 999 fantômes et esprits malins...

Description

Perché au sommet de la colline, le manoir domine Rivers of the Far West. Les anciens de Thunder Mesa racontent que l'imposant manoir fut construit par le patriarche de la ville, l'un des premiers colons à faire fortune à la grande époque de la Ruée vers l'Or.

Mais cette brillante réussite tourna au drame lorsque la fille unique du Patriarche disparut le jour de son mariage. Le Patriarche fut la victime de Phantom (en témoigne le pendu dans la pièce aux portraits qui s'étirent, à l'intérieur) et on ne revit jamais plus la mariée, si ce n'est en fantôme. La maison tomba en ruine et fut bientôt hantée par une foule d'esprits, au nombre desquels le "Phantom" diabolique et l'esprit bienveillant de la Mariée.

Les visiteurs pénètrent dans les lieux par le portail délabré menant aux jardins de la propriété. Un belvédère couvert de plantes grimpantes égrène encore quelques notes d’une vieille boîte à musique. De faibles lumières vacillent et éclairent un chemin menant vers un autre pavillon délabré. Ce pavillon botanique au toit de métal n'est qu'un abri éphémère. Le faible murmure du vent se fait l'écho d'un rire macabre et des tintements de verres évoquent les festivités d'une époque révolue. Une fontaine ébréchée reste le cœur de ce pavillon, faisant suinter un maigre filet d’eau.

En se rapprochant de la maison, les visiteurs attentifs peuvent apercevoir à l'intérieur une chandelle qui semble flotter dans les airs d'une fenêtre à l'autre… A moins qu'il ne s'agisse du spectre de Phantom ou de la silhouette de la malheureuse Mariée...

Sur le toit, trois cheminées en brique laissent échapper une mystérieuse fumée verte. Les environs résonnent de sons inquiétants: un chien de meute aux abois, le cri rauque d'un corbeau ou le glapissement d'un coyote.

Alors que votre regard s’était perdu dans les méandres de Big Thunder Mountain, un inquiétant serviteur vous ouvre les portes du manoir, le regard démoniaque.

Une fois à l'intérieur du manoir, les visiteurs sont accueillis par des notes plaintives d'un chant funèbre et la voix obsédante de "Phantom" couvrant avec peine le grincement de la porte se refermant derrière eux. Un miroir suspendu dans un coin de la pièce révèle le reflet pâli d'une jeune et belle mariée.

Vous, vous qui avez osé troubler la sérénité de ces lieux... aurez-vous le courage de franchir la porte de cette maison ? Allez, ne vous faîtes pas prier, entrez... qu'attendez-vous donc ? N'ayez pas peur au point où vous en êtes. Montrez-vous en pleine lumière, que je vous vois un peu ! Ha ha ha ha ha ha ha, vous n'avez rien à craindre chers amis... allez, entrez, j'ai tellement de choses à vous faire découvrir.

Un panneau secret coulisse et révèle une pièce éclairée à la bougie, ornée de portraits représentant la mariée. Alors que le panneau se referme derrière les visiteurs, les portraits commencent à s’étirer et révèlent de sombres présages concernant le destin de la jeune mariée. Soudain, dans l'obscurité totale, l'hôte met au défit les visiteurs de trouver la sortie. Son rire lugubre emplit la pièce tandis qu'un terrible orage s'abat sur la maison...

Notre visite commence ici, dans cette galerie, où vous pouvez admirer la douceur et l'innocence de la jeunesse. Hélas ! Les choses ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent. Les murs de cette pièce, par exemple, ne s'allongeraient-ils pas, par hasard ? Et comme vous pouvez le remarquer, il n'y a ni porte... ni fenêtre... Quel angoissant problème à résoudre, par où sortir ? Ha ha ha ha ha ha ! J'ai bien peur que vous soyez contraints de me suivre.

Au travers des éclairs, on aperçoit que le toit a disparu, révélant les entrailles de la maison ainsi qu’une scène terrifiante. Un homme est pendu par ce qu’il semble être notre hôte, un inquiétant squelette paré d’un costume et d’un haut de forme.

L’obscurité fait place. Lorsque les bougies se rallument, aucune trace ne subsiste de l’évènement que des dizaines de visiteurs ont vécu. Un nouveau panneau secret coulisse et invite les visiteurs à suivre un corridor recouvert de dais.

Aux murs sont accrochés un grand nombre de portraits qui se métamorphosent  au fur et à mesure que les visiteurs passent devant eux.

La voix de "Phantom" résonne encore en ces lieux, esquissant quelques excuses aux consonances quelque peu ironiques.

Oh ! pardon, je ne voulais pas vous effrayer. Continuons la visite, il y a encore beaucoup de choses à découvrir ! Alors, gardez votre sang-froid, et restez groupés. Je serais navré de vous perdre... si tôt. En passant devant ces inestimables œuvres d'art, peut-être ressentez-vous comme une impression... bizarre. N'ayez pas peur, ce n'est qu'une illusion d'optique. La vraie beauté de cette maison nous attend... plus loin.

Au bout de ce corridor, un gigantesque tableau de la mariée semble appeler les visiteurs à poursuivre leur chemin. Ecoutez bien, ce tableau ne laisserait-il pas échapper de douces vocalises ?

Sur la droite, un curieux buste semble fixer les invités du regard. Et il ne semble pas résolu à baisser les yeux tant que vous ne serez pas passé…

L’aventure se poursuit dans une grande salle où défilent sans arrêt les "DoomBuggies", véhicules à trois places qui emportent vers les visiteurs au cœur du manoir.

Gravissant les marches d'un grand escalier, les visiteurs traversent une pièce aux teintes riches jusqu'au moment où des éclairs laissent entrevoir de sinistres tons noirs et blancs. Les "DoomBuggies" passent devant un candélabre géant et pénètrent sous une voute drapée ou la mariée les accueille par une révérence.

Au premier tournant, les visiteurs se retrouvent dans un couloir tapissé de toiles d'araignées et qui semble se prolonger à l'infini. L'image de la mariée apparait une nouvelle fois. Etait-ce vraiment la jeune femme ou une vision éthérée ?

Dans le salon de musique, une ombre effleure les touches jaunies d'un grand piano qui semblent se mouvoir toutes seules. Une enfilade de portes est aux prises avec des forces invisibles qui martèlent les heurtoirs et font gémir les gonds. Au bout du couloir, les visiteurs aperçoivent une grande horloge ancienne dont les aiguilles tournent à l'envers et sonnant  treize coups.

Les "DoomBuggies" arrivent désormais dans une pièce circulaire et tournent tout autour d’une étrange scène. Sur une table, une boule de cristal bleuâtre laisse apparaitre la tête de « Madam Leota ». La voyante déclame des incantations que lui inspirent ses cartes de tarot et convie les esprits à la réception donnée en l'honneur du mariage dans la grande salle.

Goblins and ghoulies, Creatures of fright, We summon you now To dance through the night.
Esprits et fantômes, Sur vos fiers destriers, Escortez dans la nuit La belle fiancée.

Warlocks and witches, Answer this call, Your presence is wanted At this ghostly ball.
Des douze coups de minuit Aux mâtines sonnantes, Nous valserons ensembles, Macabre débutante.

Join now the spirits In nuptial doom, A ravishing bride, A vanishing groom.

La grande salle accueille des danseurs diaphanes et une table de banquet à laquelle les invités apparaissent et disparaissent à volonté. Un personnage revêtu d'une cape joue des grandes orgues sous une nuée de crânes fantomatiques.

Un verre à la main, deux revenants perchés en équilibre sur le lustre participent aussi à la fête. Ils portent un toast à la mariée qui salue ses invités du milieu de l'escalier. Six couples dansent et virevoltent au son d'une musique d'outre-tombe.

Un vent d'orage fait voler les rideaux au moment où la silhouette du fantôme se découpe dans l'encadrement de la fenêtre, s’esclaffant d’un rire machiavélique.

Face à cette scène, le regard de la mariée vaque des invités au « Phantom », et commence à comprendre la triste réalité. Une grande toile représentant le manoir à des heures plus glorieuses témoigne d’un passé désormais révolu.

Les visiteurs laissent là ces funestes réjouissances pour s’engouffrer dans le boudoir de la mariée.

Le portrait d'une belle et jeune épousée contraste avec la veille femme courbée par l'âge qui contemple son reflet dans un miroir au dessus de la coiffeuse où un énorme crâne dénudé apparait.

Les "DoomBuggies" franchissent maintenant les portes-fenêtres du boudoir pour s’échapper dans le jardin et après une descente raide, emportent les visiteurs jusqu'au cimetière. C'est là qu’ils retrouvent "Phantom", appuyé sur une pelle à côté d'une tombe. Un chien monstrueux montre les dents et ses yeux luisent dans l'obscurité.

Basculant soudain en arrière, les visiteurs descendent dans une tombe fraîchement creusée, comme s'ils allaient être enterrés vivants. Ils pénètrent dans une série de grottes encombrées de racines et de cercueils en décomposition d'où sortent des bruits étouffés. Des squelettes tente de s’extraire de leurs cercueils pour rejoindre la fête. Des joueurs de musique macabre amplifient le vacarme. Quatre bustes en marbre se mettent soudain à chanter. 

When the crypt doors creak 
and the tomb stones quake, 
Spooks come out for a swinging wake, 
Happy haunts materialize 
And begin to vocalize, 
Grim grinning ghosts come out to socialize.

Now don't close your eyes and don't try to hide,
Or a silly spook may sit by your side. 
Shrouded in a daft disguise, 
They pretend to terrorize, 
Grim grinning ghosts come out to socialize.

As the moon climbs high o'er the dead oak tree, 
Spooks arrive for the midnight spree, 
Creepy creeps with eerie eyes, 
Start to shriek and harmonize, 
Grim grinning ghosts come out to socialize.

When you hear the knell of a requiem bell, 
Weird glows gleem where spirits dwell.
Restless bones etherialize, 
Rise as spooks of every size. (Rire)

Les "DoomBuggies" vers Phantom Canyon. Sur le quai d'une gare perdue du Far-West, un chef de station squelette, brandit aux visiteurs deux billets pour leur dernier voyage.

Par l'ouverture d'un rocher, on peut apercevoir l'image d'un train fantôme qui passe en trombe devant la gare. Des passagers fantômes s'envolent du toit du wagon. De l'autre coté de la gare, un corbillard imposant laisse échapper un cercueil par la porte arrière.

Le rire effrayant de Phantom retentit pendant la scène. Au milieu d'un violent tremblement de terre, les "DoomBuggies" s'éloignent des catacombes et arrivent à Phantom Canyon qui rappelle les villes de l'ouest. De la fumée s'échappe d'une crevasse sans fond formée par le séisme.

Dans la plus pure tradition de l'hospitalité de l'Ouest, le maire de la ville tend à ses visiteurs une clé-squelette. Il ne se contente pas de soulever son chapeau pour saluer les visiteurs mais sa tête se détache aussi..

Un peu plus loin il ne reste que les vestiges de "Cattlemen's Bank", mise à sac au cours d'une attaque de bandits. Une mule têtue chargée de sacoches d'or refuse obstinément de suivre l'un de bandits dans les rues détruites par le tremblement de terre. Un représentant de la loi prudent s'abrite en tremblant derrière un lampadaire pour tirer au hasard en direction de fuyards. Les visiteurs sont pris dans un échange de coups de feu entre le shérif et les hors-la-loi.

Un apothicaire aux manières doucereuses et jouant à l'alchimiste boit l'une de ses propres concoctions et se métamorphose en figure macabre avant de disparaitre dans une bouffée de fumée. Les voyageurs aperçoivent des nuages noirs émanant de la boutique de l’apothicaire, qui se transforment en cavaliers fantômes et dérivent dans le ciel crépusculaire.

Au bout de la rue principale, le saloon a été presque entièrement détruit par le tremblement de terre. Un pianiste joue à la lumière d'une bougie tenue par un bras squelettique, tandis qu'une fille de saloon fait signe aux visiteurs du haut de l'escalier branlant. Le barman rondouillard offre une tournée générale. De l'autre côté de la rue, quatre joueurs invisibles disputent une drôle de partie de poker.

Debout sur une colline, échappé de son cercueil, Phantom apparait une nouvelle fois pour tenter de convaincre les visiteurs de rester. La Mariée, vêtue de lambeaux, indique une issue possible. Les visiteurs se retrouvent une fois de plus dans un passage périlleux, essayant d'échapper aux bras du fantôme. Les Doom Buggies vibrent et grondent au milieu des éclairs, puis "Phantom" disparait et les visiteurs reviennent à la réalité, dans la cave du manoir, où ils débarquent de leurs wagons.

En traversant la cave pour retrouver la lumière du jour, ils passent devant une mariée miniature, qui les implore de revenir.

Ebloui par la lumière, les visiteurs auront l'occasion de faire un détour par le cimetière de Thunder Mesa, "Boot Hill", où ils y découvriront des tombes insolites ainsi que le caveau de la jeune Mariée qui si l'on tend l'oreille, n'est peut-être pas définitivement morte...

Origines de l'attraction

Une histoire dramatique d’amour et de mort, mettant l'accent sur l'atmosphère et une bande-son orchestrale prodigieuse, Phantom Manor allait être la rupture audacieuse avec la longue tradition de Disney en matière de maisons hantées.

23 années se sont écoulées entre la "Haunted Mansion" de Californie et le "Phantom Manor" parisien.

L'histoire de Phantom Manor commence réellement dans les années 1950. Walt Disney commençait la planification de son parc d'attractions et, étant de l'industrie cinématographique, avait demandé à un certain nombre d'artistes de proposer des concepts visuels. 

Son Disneyland ne serait pas un amas d’attractions et d’arcades de jeux, comme les parcs et foires connus à l'époque, mais une expérience profondément ancrée dans le cinéma. Les visiteurs doivent avoir l’impression d’avoir franchi l'écran et se retrouvant dans des décors vus dans les films.

Il était donc normal que la plupart des artistes qui ont commencé l'élaboration de concepts pour ce projet ambitieux soient eux-mêmes animateurs ou créateurs dans le monde du cinéma. L'un d'eux, probablement le plus célèbre pour sa conception du sous-marin Nautilus, emblème du film 20,000 lieues sous les mers, a été Harper Goff. Et c'était justement avec l’une de ses esquisses d'une résidence, initialement prévue pour Main Street USA, qu’a commencé l'histoire de Phantom Manor.

Le manoir délabré de style victorien sur une colline a été le premier des nombreux concepts différents pour une Maison Hantée. Ni son emplacement ni son style de construction, ni même son aspect extérieur délabré n’allait survivre aux brainstorming des années suivantes. Walt Disney lui-même, toujours dans une optique de distinguer son parc des parcs d'attractions délabrés de l'époque, voulait que chaque bâtiment à Disneyland soit en parfait état.

En raison de divers changements et autres projets re-priorisés, le développement de la Haunted Mansion se poursuivra pendant près de 20 ans après cette première illustration. Cela permit à l’Imagineer Yale Gracey d'inventer et d'affiner un certain nombre d'effets spéciaux pour le projet en collaboration avec l'artiste Rolly Crump. Ken Anderson trouva une apparence extérieure appropriée pour sa mise en place dans le land "New Orleans Square" de Disneyland. La technologie des "Audio-Animatronic" a été inventée et incorporés dans l’attraction. Le système "Omnimover" a également été développé et devint le système le mieux adapté à la Haunted Mansion. 

Tout comme ils l’avaient fait avec succès pour l’attraction "Pirates of the Caribbean", l'artiste Claude Coats développa l'atmosphère de l’attraction et son environnement fantomatique. L’animateur Marc Davis suivit avec des personnages et des gags, et Xavier Atencio se chargea des paroles de chansons et des quelques dialogues. Sous la direction de Walt, ce petit groupe avait trouvé le parfait équilibre, faisant de l’attraction "Pirates of the Caribbean", un chef-d'œuvre des parcs Disney.

Mais Walt Disney n’était plus là pour voir l'attraction phare finie en 1967, et sans son autorité et son influence, un conflit créatif sur le sens de la Haunted Mansion s'ensuivit.

Marc Davis, avec ses personnages légers, voulait que l’attraction soit une parodie humoristique des maisons hantées, tandis que Claude Coats avait une vision beaucoup plus sombre; son idée était que la maison hantée devait être mystérieuse et véritablement effrayant.

Il incomba à Xavier Atencio de parvenir à un compromis et de combiner le meilleur des deux mondes, sans offenser l’une ou l'autre partie.

L’attraction fût finalement ouverte en 1969 et a été presque divisée en deux.  La première partie avait un style beaucoup plus sombre, alors que la deuxième était beaucoup plus légère. L'élément primordial qui reliait ces scènes était la narration de Xavier Atencio, énoncée par l'acteur Paul Frees, entendu depuis des haut-parleurs directement intégrés dans les véhicules.

Au cours de la production de la première Haunted Mansion, il a été décidé que le futur Walt Disney World de Floride recevrait sa propre version légèrement adaptée, et deux copies des principaux éléments de l’attraction ont été fabriqués de suite. L'extérieur de la seconde Haunted Mansion serait modifié afin de correspondre au land "Liberty Square", quelques scènes ont été réduites tandis que d'autres ont été ajoutées, mais les idées de base sont restées.

Une décennie plus tard, les Japonais voulaient un parc qui ressemblait autant que possible à un des parcs américains. Tokyo Disneyland, le premier parc Disney en dehors des États-Unis, souhaitait obtenir une copie carbone de son homologue en Floride, seulement légèrement améliorée pour inclure le nouveau "Fantasyland".

Quand Disneyland est arrivé en Europe, cependant, les choses sont devenues très différentes…

Une fois que le choix a été fait de construire un parc Disney au cœur de la France, les Imagineers a commencé à faire face à une série de challenges... Non seulement le Français, las de l'impérialisme culturel américain, s’attendait à voir refléter sa propre culture et ses sensibilités dans le parc, mais le nombre de langues européennes parlées par les visiteurs augmentait l’importance de la communication « non-verbale ».

L'équipe en charge de la création du parc a vu en ces points plus qu’un défi créatif. Ils y ont vu une opportunité pour la nouvelle génération d’Imagineers de repenser et d’améliorer les idées passées, amenant la philosophie "Disneyland" à un nouveau niveau. Tony Baxter a été mis à la tête de l'équipe de conception du parc et a rassemblé un petit groupe de designers. Dès 1985, cette équipe a déterminé quels lands et attractions allaient être construits dans "Euro Disneyland".

Jeff Burke a été chargé de la partie alors connue sous le nom Westernland, notamment grâce à ses idées pour une nouvelle incarnation de la Haunted Mansion.

Il avait été décidé que le parc n'aurait pas la Nouvelle-Orléans Square et aucune place de la Liberté. Et contrairement aux Japonais, les Européens n'ont pas la même facilité à concilier maisons hantées avec les contes de fées de Fantasyland. Alors, où mettre cette attraction ? Jeff Burke, est alors venu avec une solution, en proposant une maison raffinée de style manoir victorien. Sa façade délabrée dirait à tout visiteur, peu importe la langue, ce à quoi s'attendre à l'intérieur ... et donc résoudre deux problèmes en même temps !

L’idée de Jeff acheva de convaincre ses collègues: "Quand Tony a reconnu mon intérêt pour le Far-West, tout en discutant de Phantom Manor, il m'a demandé si je voudrais concevoir Frontierland et c'est comme ça que j'ai été chargé de concevoir ce land.."

Tenant compte de l’enthousiasme des Européens pour l'Ouest américain dans la culture populaire, les Imagineers ont élargi Frontierland et l'ont transformé en un hommage historique de l’Occident. "Tom Sawyer Island", qui se trouve dans le centre des Frontierland des autres parcs, a été remplacé par les mines de Big Thunder Mountain. La plus grande part du thème de Frontierland allait être la scène d’une petite ville issue de la ruée vers l’or, "Thunder Mesa", ce nom étant une référence à une attraction de Marc Davis initialement prévue pour Walt Disney World et rejetée par la suite.

Une fois la liste des attractions, boutiques et restaurants développée, Jeff Burke et son équipe ont commencé à créer une mythologie appropriée au land. "Nous avons mis en place la storyline de Frontierland dans le sud-ouest américain du milieu à la fin des années 1800. Puis nous avons modifié chaque attraction pour soutenir cette chronologie. Par exemple, Big Thunder Mountain, accroche  principale de Frontierland en référence à Monument Valley, représente l'excitation et la fébrilité de la ruée vers l'or."

Pour la Haunted Mansion, il a été décidé qu’elle serait le domicile du propriétaire de la mine d'or, ayant connu des temps difficiles et dont la majestuosité a disparu avec sa fortune. Au cours du développement Frontierland, Jeff Burke et son équipe ont créé une histoire complexe en arrière-plan qui reliait les attractions, les boutiques, les restaurants et e développement de la ville de Thunder Mesa.

Lors de la conception de l’architecture victorienne du manoir, les Imagineers reprirent la première esquisse d'une maison hantée de Disneyland par Harper Goff. Un concept-art à la conception de Frontierland par Tom Gilleon, créé pour visualier la combinaison prévue des attractions, montre que la forme initiale de la façade est restée très fidèle à l'esquisse de 1951, complétée d'une aile sur le côté.

Au fil du temps, d'autres influences et idées ont été incorporées; cette conception a évolué vers le style Second Empire que nous connaissons aujourd'hui. L'une des sources d'inspiration aurait pu être "Fourth Ward school-house" à Virginia City, au Nevada. C’est une ancienne ville minière où les Imagineers sont allés recueillir des idées pour la partie "riche" de la moitié sud de Thunder Mesa. En fait, l'architecture de ce bâtiment de l'école du 19ème siècle porte plus qu'une vague ressemblance à notre maison.

Il restait à déterminer le nom de l'attraction. "The Haunted Mansion" serait-il compris par le public majoritairement français ? Faut-il le traduire ? Les Imagineers ont examiné un certain nombre d'options.

Après de longues délibérations, les Imagineers choisirent "Phantom Manor," à la consonance proche des mots "fantôme" et "manoir" pour être compris en un clin d’oeil. Ce nom permettait également d’asseoir le type d’attraction proposé aux visiteurs.

« «Le Manoir des Fantômes» a été proposé, mais nous avons décidé de garder la langue anglaise dans Thunder Mesa » dit Craig Fleming, l'écrivain en charge du nommage des attractions (et, en fait, du reste de Frontierland). D’autres idées ont joué sur l'histoire de l'attraction, l'intégration par exemple du nom de la famille propriétaire : "Croyez-le ou non, l'une des idées rejetées était  "Ravenswood Manor.""

Ces deux changements étaient motivés par la nature multi-lingue du public... Cependant, serait-il logique d'avoir une narration constante pendant le trajet si elle allait seulement être comprise par la moitié des visiteurs ? Sans le discours de l’hôte récurrent "Phantom", quelle alternative visuelle pourrait relier les scènes entre elles ? Peut-être un personnage que l'on verrait plutôt qu’on entendrait et qui pourrait réapparaître tout au long du parcours ...

Il a été décidé  que deux personnages devraient ré-apparaître au cours de l’attraction : la fiancée fantôme abandonnée, un personnage apparaissant brièvement dans l'attraction d'origine, et notre "hôte fantôme" lui-même - prenant ici la forme d'un esprit diabolique connu seulement sous le nom de "Phantom".

L'histoire, racontée tout au long de l’attraction, serait que le fantôme a tué l'époux en le pendant dans le grenier, laissant la mariée hanter la maison pour l'éternité ...

Afin de d’adapter l'attraction à la sensibilité européenne, les Imagineers ont examiné un certain nombre de classiques des oeuvres européennes. "Le Fantôme de l'Opéra" de Gaston Leroux et sa célèbre adaptation en comédie musicale, par exemple, ont joué un rôle déterminant dans la tonalité et l’esprit de l’attraction.

D'autres éléments, y compris le nom de "Ravenswood", proviennent de Sir Walter Scott "The Bride of Lammermoor" et son adaptation en opéra "Lucia di Lammermoor", l'histoire d'un mariage ayant mal tourné. Le caractère de "Miss Haversham" dans "Great Expectations" de Charles Dickens a été l'inspiration d'une épouse abandonnée passant des décennies dans sa robe de mariée en lambeaux, attendant son fiancé jusqu'à la vieillesse.

Les Imagineers se sont rendus compte que la scène finale de l’attraction, un grand cimetière gothique, ne serait pas appropriée pour impressionner le public européen, nageant depuis longtemps dans un environnement culturel marqué par le style gothique. En accord avec l'emplacement de l’attraction dans Frontierland, le cimetière a été remplacé par l'image cauchemardesque d'une ville-fantôme de l'Ouest, avec les coyotes qui hurlent à la mort, le coucher de soleil et des esprits farceurs dans un saloon.

Tenant compte de la météo souvent défavorable en Europe centrale, une grande partie de la zone d'attente serait couverte. Les Imagineers avait initialement développé le concept d'une grande remise, permettant de protéger ceux qui attendent de la pluie ou de la neige. Lorsque le budget a été revu à la baisse, la remise a fait place à un simple pavillon botanique afin de ne pas sacrifier des éléments plus importants de l’attraction elle-même. Fernando Tenedora a développé cette idée en montrant comment le pavillon botanique aurait été utilisé pour les rencontres de la haute-société de Thunder Mesa.

Une fois l'aspect final du manoir et de ses environs déterminé, Julie Svendsen a créé un tableau représentant la maison dans toute sa splendeur, en parfait état avec de la peinture blanche et un toit à pignon rouge. Elle a également contribué à un certain nombre de peintures de la mariée elle-même ainsi que des nouveaux tableaux dans la pièce qui s’étirent, remaniés pour refléter les personnages de l'histoire. Malgré l’écart avec les peintures originales de Marc Davis, dans l'objet comme dans le style, les illustrations de la mariée par Julie Svendsen sont un respectueux hommage aux portraits initiaux de Haunted Mansion.

Christian Hope se lia d'amitié avec le musicien Marco Monahan et a créé une première bande originale temporaire pour l'attraction, en reprenant le classique "Grim Grinning Ghosts" et en lui donnant une bande cinématique qui transmettrait l'humeur mystérieuse et dramatique de l’histoire de l’attraction. Producteur audio de l'attraction, Greg Meader, a mélangé cette démo envoûtante avec des effets sonores de la Haunted Mansion et une variété d'autres sources pour les premières démonstrations impliquant des maquettes taille réelle.

Pour représenter le caractère de "Phantom", les Imagineers  ont utilisé le célèbre rire démoniaque de Vincent Price à la fin de clip "Thriller" de Michael Jackson. "Une fois que tout le monde a entendu cela, il est devenu impossible d'imaginer Phantom Manor sans le rire de Vincent Price", se souvient Greg Meader. Comme il était nécessaire de faire quelques ajustements, l'acteur a été contacté, et "heureusement pour nous, Vincent a accepté de faire la narration."

Les écrivains Craig Fleming et Thierry P. Benizeau ont réécrit le script d'origine Xavier Atencio afin de refléter la nouvelle histoire et le style de Phantom Manor, avec certaines parties en anglais et en d'autres en français. Toutes les annonces de sécurité seraient bilingues, ainsi que les incantations de Madam Leota et le fameux "Hurry back", à la fin de l’attraction.  Oona Lind a été embauchée pour enregistrer tout ces spiels envoutants, en français et en anglais, avec son ton solennel. Sa performance fait désormais partie intégrante de l’attraction.

Au printemps 1990, Vincent Price a été invité dans les studios d'enregistrement de Walt Disney Imagineering à Glendale pour enregistrer la nouvelle version de "Phantom ". Jeff Burke et Craig Fleming, qui ont dirigé la performance de l'acteur, lui ont présenté des concept arts de la scène afin d'imager le style qu'ils souhaitaient atteindre. Greg Meader, qui a enregistré la session, se souvient que Price "était un gars sympa avec qui il était agréable de travailler et qui s’est impliqué avec beaucoup de plaisir et dans le projet Phantom Manor."

Le seul problème qui s’est avéré, c'est que la narration était prévue pour être en français, et le légendaire acteur - en dépit d'être parfait pour le rôle – s’est battu avec le scénario pendant un long moment. Craig Fleming se souvient : "Nous avons passé trois heures et demie avec le scénario français, puis à la dernière minute, je lui ai donné ma version anglaise, ce qu'il fit en deux prises."

Vincent Price a enregistré une douzaine de différentes prises de son rire maléfique, accompagnant le personnage "Phantom" tout au long de ses apparitions dans l’attraction.

Greg Meader a créé un mix rapide avec les prises de l'acteur et la musique temporaire de Christian Hope, afin d'obtenir une première idée sur la façon dont ils allaient paraître dans l'attraction. "À un moment donné, Jeff Burke juste assis là, eut un visage empreint de surprise quand il réalisa que le timing entre le dialogue de Vincent et la piste musicale était si précis qu'il était carrément effrayant de voir comme tout cela s'assemblait si bien. "

Lorsque Jeff Burke fût à la recherche de la bonne personne pour finaliser la musique, Tom Morris, responsable du land "Fantasyland", l’a présenté à John Debney, qui était déjà à l’œuvre pour la réécriture de la musique de "It’s a Small World".

Debney, devenu célèbre compositeur à Hollywood, avait fait beaucoup de travail pour les parcs Disney dans les années 1980 et a été plus que heureux de ré-orchestrer la chanson "Grim Grinning Ghosts" dans un version plus dramatique. Greg Meader se souvient: "John a pris la partition originale de Buddy Baker / X. Atencio, y a incorporé l’ambiance de la pièce de Christian et écrit ce que je pense être la meilleure partition d'attraction Disney jamais écrite."

Allant d'une valse funèbre solennelle à d’étranges tintements de boîte à musique, la nouvelle bande-son comporte des dizaines de variations. Et même si chaque scène a sa propre musique pour souligner son atmosphère particulière, John Debney a fait en sorte que la plupart des musiques soient frappées des mêmes accords dans le même temps, créant des transitions subtiles et harmonique d'une scène à l'autre.

La musique finale a été enregistrée en Angleterre, chez EMI dans les célèbres studios Abbey Road. L’Imagineer Don Lewis a enregistré les sessions pendant que John Debney menait un orchestre de 60 musiciens. Etaient requis deux pianos, un orgue à tuyaux, synthétiseurs, carillons, percussions diverses, etc. Pour ajouter sa touche personnelle, Debney a joué plusieurs des instruments lui-même.

Pour la boîte à musique entendue dans la file d'attente, le compositeur a d'abord envisagé de recréer le son avec un celesta et des synthétiseurs mais il changea rapidement d’avis, comme Greg Meader le raconte: "John Debney a écrit les notes sur le papier et nous avons eu un gars qui fait réellement des disques pour des boîtes à musique, il a demandé de créer un disque personnalisé de ce morceau de musique. Il a ensuite été lu sur la boîte à musique actuelle de Barker Glenn." Il ajoute : "Cette boîte à musique et le disque réside dans la maison de Glenn et il en joue encore dans les fêtes et pour certaines occasions spéciales."

Toutefois, la star de l’attraction, qui n'est pas sans rappeler le personnage de Christine dans "Le Fantôme de l'Opéra", serait la mariée elle-même. Tout comme les apparitions de "Phantom" seraient accompagnées par la musique d'un orgue de du rire distinctif de Vincent Price, la mariée devait être musicalement représentée par une soprano solo envoûtante, aux variations évoluant avec les différentes scènes.

Katherine Meyering-Lench, une artiste de Broadway qui a travaillé à Walt Disney Imagineering, a été choisie pour effectuer les voix de la jeune mariée. Elle a enregistré les chants de soprano dramatique sous la direction de John Debney. "Jeff Burke m'a fourni des croquis artistiques à regarder pendant que je chantais, il m'a aidé à entrer dans l’esprit de l’attraction" indique l’artiste.

Les seules autres voix notables de l'attraction n'ont pas été enregistrées spécialement pour Phantom Manor, mais pour la Haunted Mansion dans les années 1960. L'audio des bustes en marbre, mettant en vedette Thurl Ravenscroft, a été transféré directement à partir des bandes originales, avec quelques adaptations légères pour la faire correspondre avec la nouvelle musique. "Ce n'est pas tout à fait parfait, mais elle fonctionne bien dans le contexte général de l’attraction," précise Greg Meader. "Dans l'ensemble, ce n’est pas pas mal pour des pistes audio enregistrées à 25 ans d'intervalle !"
De même, le spiel du maire dans la ville fantôme mêle des extraits de la narration originale enregistrée par Paul Frees. "Jeff Burke et moi-même avons écouté chaque ligne enregistrée par Paul et en avons assemblées quelques-unes pour faire la bande son de Phantom Canyon," indique Greg Meader.

Jeff Burke retranscrivit les répliques sur une feuille, qui a servi comme une sorte de script dans la création de la dernière piste audio. Les Imagineers finirent par choisir sept lignes isolées, dont certaines utilisées dans l’attraction originale de Disneyland et d'autres prises jamais utilisées auparavant."Techniquement parlant, c’était un nouveau spiel mais qui avait, à ce moment-là, plus de 25 ans".

Les nombreux effets sonores utilisés dans l'attraction, à deux ou trois exceptions près, n'ont pas été repris depuis les Haunted Mansion, mais ré-enregistrés pour Phantom Manor par l’Imagineer Joe Herrington. C’est Jim Macdonald, responsable des effets sonores des studios Disney depuis les premiers dessins animés sonores, qui lui appris le métier. Greg Meader et Joe Herrington, avec l'aide des nouvelles technologies de montage audio et une bibliothèque de sons toujours plus importante, ont réussi à re-créer un environnement sonore fantomatique qui serait unique à Phantom Manor.

L'histoire originale de Phantom Manor

Beaucoup d'encre a coulé sur l'histoire de Phantom Manor, avec des dizaines de versions différentes, des interprétations figurant dans les manuels de Cast member, les sites de fans, et autres fora de discussions. A l'origine existerait non pas une, mais deux versions de Phantom Manor...

La première est une version plus détaillée qui comprenait des membres additionnels dans la famille Ravenswood, comme Arthur et Gabrielle.
Les noms devaient figurer dans une crypte de pierre au centre de Boot Hill, et diverses inscriptions devaient être présentes tout au long de Frontierland.

Dans les prémices de cette histoire, les autres membres secondaires de l'histoire auraient eu également leurs propres tombes. La tombe au "coeur qui bat", maintenant attribuée à la mariée, aurait été conçue à l'origine pour abriter les restes de l'amie de la famille "Marie-Thérèse de Bourbon".

Finalement, l'histoire et beaucoup de ses personnages ont été abandonnés pour une version plus simplifiée, portant exclusivement sur Henry et Martha Ravenswood, ainsi que leur fille Mélanie.

Les épitaphes de Boot Hill ont été remaniés pour devenir davantage humoristiques.

De nombreux éléments ont cependant été conservé dans ce nouveau scénario, publié ici pour la première fois sur le site Ravenswood Manor, et basé sur le scénario original imaginé par Jeff Burke et Craig Fleming.

Durant les jours heureux de Thunder Mesa, deux frères, propriétaire de la mine "Big Thunder", auraient construit un magnifique manoir surplombant les "Rivers of the Far-West". Arthur Ravenswood, le plus raffiné et ambitieux des deux frères, géra les affaires de la famille, rédigea les documents de propriété de Big Thunder, et investit la fortune familiale dans les chemins de fers et les compagnies de bateaux à vapeur.
Son impétueux et turbulent frère ainé, Henry, a lui passé une grande partie de son temps à courtiser la gente féminine, provoquant de nombreux remous dans sa famille, en particulier envers de sa femme Martha.
Cependant, en dépit de leur relation houleuse, une fille nacquit de cette union : Mélanie.

Grâce aux bons soins de sa mère, Mélanie devint une charmante et belle jeune fille bien éduquée, malgré la présence d'un père impétueux, trop protecteur, lui interdisant de quitter le manoir et de s'aventurer en ville.
Les seuls amis de Mélanie furent Jasper et Anna Jones, employés entretenant l'imposant manoir et ses splendides jardins.

Une tragédie frappa la famille en 1860 durant un terrible tremblement de terre qui dévasta Thunder Mesa.
Henry Ravenswood périt écrasé par l'affaissement d'une galerie, alors qu'il effectuait une tournée d'inspection de "Big Thunder" avec le contremaître de la mine d'Arthur : Jake.
Martha, souffrant de faiblesses cardiaques, mourut peu après.
A peine 6 ans plus tard, Jasper, en visite sur les terres du Manoir fut jeté à bas de son cheval, effrayé par un serpent à sonnettes, et mourut sur le coup.

Dans le même temps, Arthur tomba malade, entretenu par sa jeune femme Gabrielle, reclus et confiné dans le manoir. Son chien "Goliath" ne quitta jamais son maître.

La fortune des Ravenswood fut dilapidée rapidement, principalement à cause des dépenses somptuaires d'Henry.

Une riche mondaine de San Francisco et amie de la famille, Marie-Thérèse de Bourbon, vint financièrement en aide à Arthur, mais la puissance des Ravenswood approchait de sa fin. Arthur succomba à la maladie en 1867, et sa femme Gabrielle mourut de désespoir un an plus tard.

Mélanie fut encouragée par son ami Jake, qui ne travaillait plus à la mine, à l'épouser et quitter le manoir avec lui. Mais l'esprit d'Henry planait toujours au-dessus de la maison, et ne supporta pas cet affront. Dans un accès terrible de colère et de jalousie, il devint le sinistre "Phantom".

Alors que la maison était en pleine préparatifs pour les festivités du mariage, Jake connut une tragique destinée entre les mains de "Phantom".

Mélanie comprit alors que ses rêves de mariage ne se réaliseraient jamais, persécutée à jamais par un père trop protecteur, dans le manoir où elle avait grandit.

Source : Ravenswood Manor

Le saviez-vous?

Avez-vous déjà remarqué que certaines fenêtres ne sont pas tout à fait obscures ? Levez la tête à la sortie de l'attraction, au premier étage, derrière la fenêtre qui fait face au cimetière Boot Hill, vous y apercevrez l'hôte de ces lieux, le diabolique "Phantom". Toujours au premier étage, sur la face principale du manoir, vous apercevrez le candélabre de la mariée qui erre dans la maison. 

En sortant de la "pièce qui s'allonge", attardez-vous sur les tableaux de la galerie: quatre d'entre eux sont animés et passent de scènes paisibles à des scènes monstrueuses.

Pensez à visiter le fameux cimetière de Boot Hill; prenez le temps d'observer et d'écouter. N'y aurait-il pas de sinistres bruits provenant des tombes ?

L'emplacement central du cimetière devait être utilisé pour la construction d'une crypte, qui ne vit jamais le jour. Observez bien, les fondations sont encore présentes !

Saviez-vous qu'il y a une tombe à demi submergée dans le lac au pied du cimetière ? Vous la verrez en empruntant le Molly Brown par exemple, l'un des bateaux à aubes qui font le tour de l'île.

Entendez-vous hurler ce coyote ? Vous pourrez l'apercevoir lors de votre visite des mines de Big Thunder Mountain, en haut d'une arche de pierre.

Les squelettes musiciens que l'on trouve dans le Manoir sont inspirés du court métrage animé de Walt Disney en 1929, " The Skeleton Dance"

Caractéristiques techniques

Phantom Manor met en scène 92 personnages "Audio-Animatronics", 54 accessoires animés, 58 effets spéciaux et plus de 400 accessoires de spectacle, ce qui en fait l'attraction la plus sophistiquée jamais conçue par Walt Disney Imagineering en 1992.

Le circuit de Phantom Manor utilise un système de transport appelé "WEDway Omnimover" mis au point par Walt Disney Imagineering. Chacun des 131 véhicules peut effectuer des virages à 180 degrés, à droite comme à gauche, et sont programmés pour que les visiteurs ne manquent rien de l'action.

Temps d'attente de Phantom Manor

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Dernière mise à jour : 14/12/2016 08:10