Près de 3 mois après sa sortie outre-atlantique, Jean-Christophe et Winnie, le dernier film live des studios Disney, débarque (enfin) sur les écrans français… Alors, que vaut cette nouvelle aventure du célèbre ourson ? Est-ce que, comme le promet l’affiche, vous allez retrouver votre âme d’enfant ?

Un peu d’histoire…

Avant de parler du film, remontons un peu le temps ! Winnie l’Ourson (alias Winnie the Pooh ou Pooh Bear en version originale) est un personnage de la littérature d’enfance créé par Alan Alexander Milne. Le personnage de Winnie, un ourson en peluche animé, a été inspiré à l’auteur par son fils, Christopher, qu’il voyait jouer avec ses peluches. De la même façon que les enfants s’inventent des histoires dont ils sont les seuls à percevoir les enjeux, Winnie et ses amis vivent des aventures qui peuvent sembler dérisoires aux adultes. L’univers dans lequel évoluent ces personnages est gentil et joyeux sans être dénué d’inquiétudes.

Les personnages de Jean-Christophe et Winnie l’ourson sont apparus pour la première fois en 1924 dans un recueil de vers écrits par A.A. Milne et intitulé Quand nous étions très jeunes. Le recueil de nouvelles Winnie l’Ourson sorti deux ans plus tard est toujours considéré comme l’un des livres pour enfants les plus populaires de tous les temps.

La Forêt des Rêves bleus à laquelle il est fait référence dans les livres de Milne – un endroit enchanteur où résident les animaux amis de Jean-Christophe et où l’imagination règne sans partage – est basée sur la forêt d’Ashdown, et plus spécifiquement sur une zone communément appelée « le Bois des 500 acres ». Situés dans la luxuriante campagne du Sussex, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Londres, ces bois sont visités chaque année par des milliers de touristes, tous désireux de marcher dans les zones décrites par les histoires de Winnie l’Ourson. Plusieurs scènes du film censées se dérouler dans la Forêt des Rêves bleus ont été filmées dans la forêt d’Ashdown. D’autres séquences ont été tournées au Windsor Great Park – qui abrite le château de Windsor, l’une des résidences officielles de la Reine Elizabeth et l’une de celles où elle passe le plus de temps.

L’histoire unissant Disney aux personnages d’A.A. Milne remonte à 1966, époque à laquelle le studio sort au cinéma le moyen métrage Winnie l’ourson et l’arbre à miel. Courts métrages, longs métrages d’animation, série TV live, série TV en animation… et aujourd’hui film live : depuis plus de 50 ans, Winnie et ses amis accompagnent les spectateurs à travers les générations et font partie – au même titre que Mickey, Tic & Tac ou encore Cendrillon – des personnages les plus connus et les plus aimés des enfants de tous âges !

Qu’est-ce que ça raconte ?

Le temps a passé. Jean-Christophe, le petit garçon qui adorait arpenter la Forêt des Rêves bleus en compagnie de ses adorables et intrépides animaux en peluche, est désormais adulte. Mais avec l’âge, il est devenu sérieux et a perdu toute son imagination.

Dans ce film signé Marc Forster, les célèbres personnages créés par A.A. Milne prennent vie comme jamais dans une aventure au doux parfum d’enfance. Alex Ross Perry et Allison Schroeder en signent le scénario. Les producteurs en sont Brigham Taylor & Kristin Burr, et Renée Wolfe & Jeremy Johns en signent la production exécutive.

On retrouve au générique du film Ewan McGregor dans le rôle de Jean-Christophe ; la très jolie Hayley Atwell dans celui d’Evelyn, sa femme ; Bronte Carmichael dans celui de Madeline, sa fille ; Mark Gatiss dans celui de Keith Winslow, son patron… Sans oublier Winnie et tous ses amis !

Les avis des rédacteurs de Disney Gazette

Bientôt un siècle que les personnages de A.A. Milne sont entrés dans nos maisons et dans nos cœurs. Plus encore que d’autres personnages, Winnie l’Ourson et ses amis ont accompagné de nombreuses générations de lecteurs et de spectateurs, et c’est à eux que ce film s’adresse en premier lieu.

Là où les précédents films de la saga Winnie faisaient vivre diverses péripéties à nos héros dans un monde (à priori) totalement imaginaire, Jean-Christophe et Winnie casse – à sa façon – le « 4e mur » en nous projetant dans le monde réel. Le film « live » de Marc Forster a pour fil conducteur le lien qu’entretient Jean-Christophe avec ses amis, de sa sortie de l’enfance à l’âge adulte, et la place qu’occupent nos souvenirs d’enfance dans notre vie.

Malgré une idée de départ résolument adulte et mature, l’histoire reste trop « niaise » et peine à décoller réellement. Le film donne l’impression d’avoir voulu contenter tous les publics – les grands enfants nostalgiques mais aussi les plus jeunes avides de légèreté. Le résultat est un film réellement mignon et touchant, parfois drôle et toujours émouvant, mais beaucoup trop simple et linéaire. Le film sombre en effet rapidement dans la facilité avec une fin trèèèèès prévisible, comme si tout cela n’était qu’un prétexte à nous faire passer du rire aux larmes mais sans aucune subtilité. En outre, le film met un petit moment à réellement démarrer et l’ensemble reste lent et souvent contemplatif. Je pense que cela est voulu pour nous inviter à l’évasion et à la réflexion, mais un peu plus de rythme n’aurait sans doute pas fait de mal… car au final il ne se passe pas grand chose pendant ces presque 100 minutes.

Le film offre malgré tout une réflexion intéressante sur la place de nos souvenirs d’enfance et des madeleines de Proust à l’âge adulte. Si certains conservent leur âme d’enfant ainsi que l’imagination et la légèreté qui vont avec, pour beaucoup l’adolescence marque un rejet plus ou moins définitif de ce « monde de l’enfance » symbolisé ici par la Forêt des Rêves bleus et ses habitants, un monde et des souvenirs que l’on prend plaisir à se remémorer mais dont on aurait presque honte ! Jean-Christophe et Winnie nous montre avec malice et une certaine habilité que ces souvenirs sont là, qu’ils font partie de nous – qu’on le veuille ou non, et qu’ils peuvent nous apporter encore de bons moments. Le film nous rappelle qu’il ne faut jamais s’oublier, ne jamais oublier les personnes qui comptent pour nous – qu’il s’agisse de nos vieux amis ou de notre famille – et surtout… ne jamais oublier de rêver et de s’évader.

En bref… Jean-Christophe et Winnie a tout pour plaire aux fans de Winnie, les grands (nostalgiques) à qui il parlera tout particulièrement mais aussi les plus jeunes qui découvriront leurs héros sous un angle nouveau, plus réel et plus mature. Pour les autres, il reste un film mignon et touchant, et une réflexion sur la place de nos souvenirs d’enfance. Dommage en revanche que l’ensemble soit si convenu et trop prévisible pour réellement décoller et nous emporter.

M-O

Mais après quelques jours, je ne suis toujours pas capable de me faire un avis sur le film. Globalement les décors sont beaux, voire très beaux, mais le reste…

Les personnages façons « peluche » me perturbent un peu. Je ne suis pas franchement un fan de Winnie, du coup je suis toujours en train de m’interroger sur leur psychologie, je vais pas vous ressortir le coup de l’âne dépressif, le tigre sous acide et l’ours tellement perché qu’il met pas de futal, mais on en est là. Il faut se replonger un peu dans l’origine des personnages pour comprendre la déroulement du film.

Le thème musical est intelligemment repris et utilisé, mais j’aurai aimé qu’il soit un peu plus présent. La première scène du film m’a énormément dérangée, Coco Lapin est le sosie parfait du Lapin de Alice, et les personnes prennent le thé autour d’une table en plein milieu de la forêt… Je ne sais pas si c’est un clin d’œil, mais c’est hors propos.

Le film met 20 bonnes minutes à se lancer, c’est mou, cela n’amène rien et ce n’est même pas plaisant. Ensuite, l’histoire, sans surprise, est plutôt bien menée, le film dure 97 minutes mais n’est pas lassant pour autant (sorti des 20 premières bien sûr).

Bref, les fans absolus de Winnie devrait s’y retrouver ! Quant aux autres, c’est vous qui voyez…

Bibi