Disneyland Paris

Petit rappel si vous n’avez jamais eu l’occasion d’aller assister à ce spectacle : Les Wild West Shows étaient des spectacles itinérants aux États-Unis et en Europe. Le premier d’entre eux était le Wild West Show de Buffalo Bill, fondé en 1883 (et qui tourna jusqu’en 1913) crée par Buffalo Bill lui-même, dont s’est largement inspiré Disney.

Le dîner-spectacle mis en place dans le Disney Village montre au public de nombreux numéros et personnalités du Far West, et une version romancée de l’Ouest américain. Vous pouvez y retrouver Annie Oakley, Buffalo Bill, et Sitting Bull.

Nous vous laissons découvrir la bande annonce publiée par Disneyland Paris en 2013 (où vous pouvez apercevoir rapidement la scène des bisons dont nous allons vous parler plus tard) :

Le spectacle a vu le jour en avril 1992 en même temps que l’ouverture du Parc Disneyland. Le théâtre permet d’accueillir 2000 personnes par soir (un service à 18h30 et un service à 21h30, le spectacle ne se jouant pas les mercredis et jeudis). Le 18 novembre 2018 le show a eu le plaisir de voir son dix millionième spectateur !

Une fois les portes franchies, vous êtes immédiatement plongés dans l’univers des Western, un Cast Member vous remet un chapeau avec une couleur pour soutenir votre équipe (à travers deux jeux exécutés par les cavaliers pendant le spectacle..), quelques minutes à patienter devant un petit concert de country, et une danse de Dingo plus tard, c’est parti pour un peu plus d’une heure trente de spectacle.

En octobre 2018, Disneyland Paris a annoncé par la voix de Insidears : Buffalo Bill’s Wild West Show sera enrichi d’une nouvelle scène mêlant projections, effets spéciaux, costumes hauts en couleurs et une bande-son revisitée, remplaçant la séquence des bisons, afin de plonger nos visiteurs de manière toujours plus immersive et surprenante dans l’histoire. 

Tout cela au titre de la protection animale, les bisons anciennement présents sur le spectacle étaient des bisons du Canada qui ont une réputation d’animaux indomptables pouvant peser jusqu’à 1 tonne.

Pour bien comprendre ce que pouvait représenter la scène des bisons, il faut imaginer que l’entrée en scène de ces animaux avait lieu vers la quarantième minute de spectacle. Les bisons restaient environ deux minutes trente dans l’arène (sur plus d’une heure trente de show, c’est-à-dire pas longtemps), d’abord immobiles comme on peut les imaginer au milieu d’un champ, puis « chassés » par des Indiens à pieds et deux à cheval (trente secondes). Les bisons tournaient alors en rond deux ou trois fois dans l’arène avant de repartir en coulisse.

Sûrement une des scènes les plus impressionnantes du show en lui-même grâce à la puissance que pouvait dégager les animaux. La scène déjà très bien réalisée à l’époque ne laissait absolument pas penser que les bisons pouvait à ce moment du spectacle ressentir un quelconque stress.

Cette scène mythique a donc été remplacée par des projections de bisons. Même si nous avons été surpris et attristés de la disparation de cette scène (bien que compréhensible au regard de l’actualité médiatique sur la protection animale), nous avons eu envie de découvrir comment est intégrée cette nouvelle scène dans le spectacle dans son ensemble.

D’abord, la présence des Indiens à pied et à cheval est toujours d’actualité. Des chevaux ont été ajoutés à la scène, rendant la présence des acteurs dans l’arène beaucoup plus dense qu’avant. La projection sur le mur en pierre au fond de la scène représente les bisons comme des gravures préhistorique « filant » à toute vitesse donnant une dimension presque mystique à l’animal. La durée de la séquence est sensiblement la même qu’avant, la compréhension de la scène reste la même, rien n’a été perturbé dans le déroulement global.

En conclusion, il faut avouer que nous sommes allés au spectacle avec un goût amer et un peu à reculons à l’idée de la suppression de cette scène (qui pouvait laisser penser à une coupe budgétaire comme une autre) mais le changement est une vraie réussite et l’immersion reste totale (voire supérieure avec ces ombres passant sur la roche). Cette scène spécifique reste appréciable et fluide, l’absence des bisons n’est donc pas un manque, nous dirions même que l’ensemble de cette scène devient « presque » une plus-value.

Nous ne diffuserons  pas les images de cette scène afin de vous laisser la surprise pour votre prochaine visite.

En bref, le Buffalo Wild West Show reste un spectacle à faire et à refaire.

Avant de vous quitter, nous vous laissons découvrir cette petite vidéo tournée le samedi 26 janvier 2019, où le chauffeur de salle a eu la gentillesse d’embarquer la caméra de notre reporter pour faire quelques images « bord de piste » (encore merci à lui pour ce moment exceptionnel) :

Crédit photos : Ludodisney

Crédit vidéo : Bibi

Disneyland Paris a débuté son programme de la future zone Marvel (qui sera la première étape d’une expansion qui va durer plusieurs années, comme nous vous l’avions annoncé au mois de décembre) en débutant par la fermeture de Art of Animation depuis le 7 janvier 2019.

Ce vaste programme dans les WaltDisney Studios passera également par la fermeture de Armageddon – les effets spéciaux à partir du 1 avril 2019.

C’est donc officiel depuis quelques jours, Rock’n’Roll Coaster avec Aerosmith (qui a ouvert en 2002 en même temps que les Studios) fermera définitivement ses portes le dimanche 2 septembre 2019 après 17 ans de bon et loyaux services, pour un changement complet de thématisation (pour le faire, il vous restera toujours la version US, si vous avez les moyen de traverser l’atlantique !).

Cette nouvelle expérience s’inscrira dans la continuité du futur land, le parcours du ride en lui-même restera strictement identique (1125 mètres de long et trois inversions pour une minute et 22 secondes de parcours). Seul le décor et l’environnement vont changer, la thémarisation sera largement inspirée des Avengers et plus particulièrement de Iron Man comme le laisse entrevoir les concept-art dévoilés par Disney.

Bien entendu, nous essaierons de vous donner le maximum de nouvelles de l’avancée des travaux dès que nous le pourrons !

Credit photos : Ludodisney, esteric49 et SatanasDiabolo

Aujourd’hui nous allons faire un petit point sur l’avancement des travaux de Phantom Manor. Nous allons tout particulièrement nous attarder sur un point précis et plus technique que d’habitude. Si vous souhaitez rattraper votre retard sur la situation de Phantom Manor à début janvier, nous vous conseillons de lire notre article précédent en cliquant ici 

En effet, une info dont DisneyGazette est au courant depuis un certain temps a été publiée sur les réseaux sociaux et confirmée par Disneyland Paris, à savoir la présence d’amiante dans le bâtiment. Nous n’avons pas pu communiquer sur cette information lors de notre article précédent, car la source rencontrée nous a effectivement conseillé de ne pas en parler publiquement… mais maintenant que l’information est officielle, nous allons pouvoir vous en dire plus.

Le retard du chantier est-il lié directement à la présence d’amiante dans le bâtiment ? Probablement… 

Nous avons pu lire un tweet précisant que l’amiante est présente en « quantité dans les limites légales ». Il faut savoir qu’aujourd’hui, la notion de limite légale n’existe pas, cette information est donc erronée.

L’article de la loi travail du 08 août 2016, a instauré une nouvelle règle qui consiste à rechercher la présence d’amiante préalablement à toute intervention sur des matériaux (ici dans le cadre de la rénovation du manoir et des backstages). 

Le décret du 09 mai 2017, lui, impose obligatoirement un diagnostic avant travaux.

Le traitement de l’amiante présente une «tolérance» sur les matériaux dits «non friables» et non dégradés (même si la loi est encore amenée à changer dans un futur proche) telles que les plaques en toiture (type fibro-ciment) ou descente en tube (eaux pluviales ou eaux usées) dans le cas où les modifications dans le bâtiment ne les concernent pas. Dans les autres cas l’amiante doit obligatoirement être traitée et évacuée.

Partant de ce constat, il faut comprendre que l’amiante peut être présente dans les sols en PVC, dans les faux plafonds, dans les isolants, dans les colles de faïences murales etc. Autant dire quasiment partout ou presque dans un bâtiment de l’âge de Phantom Manor. Pour autant risquez vous une quelconque contamination ? La réponse est non tant que les matériaux ne deviennent pas volatiles (ce qui est plus le cas en phase travaux d’où l’importance de désamianter), et l’exposition pendant le ride n’est pas assez « longue ».

Le constat avant travaux doit être fait à la demande du maître d’ouvrage (ici Disneyland paris) et peut être complété en cours de travaux dès que des zones deviennent accessibles (il est donc possible que toutes les zones n’aient pas été identifiées dès le début).

Dès que le maître d’ouvrage effectue une demande à un organisme spécialisé, le déroulement des tâches prend à peu près les temps suivants (ce n’est pas une science exacte mais des délais constatés sur les expériences de chantier de votre reporter):

  • 15 jours à 3 semaines pour effectuer des constats visuels
  • Une semaine de plus pour effectuer les prélèvements de matériaux 
  • 15 jours à 3 semaines pour procéder aux analyses laboratoire
  • Une semaine de plus pour la remise du rapport définitif

Ensuite nous pouvons imaginer qu’au vu de l’importance des travaux, Disneyland Paris a procédé à un appel d’offre avant de désigner une entreprise. De là, les délais repartent avec :

  • Dépôt d’un « plan de retrait » (c’est le document dans lequel l’entreprise explique la méthodologie de dépose et traitement des matériaux contaminés) par l’entreprise auprès des organismes tels que l’inspection du travail, qui peut prendre 1 à 2 semaines pour la réalisation
  • Analyse du dossier déposé, avec un délai légal de 6 semaines avant acceptation

Et nous débouchons enfin sur la phase travaux à proprement parler. 

Les travaux sont assez techniques à réaliser puisqu’il peut être demandé que le bâtiment soit mis en surpression pour éviter que des poussières retombent au sol et passent à travers les mailles du filet… (il évident que le but n’est pas de laisser ici et là des « poussières » contaminées).

En bref, vous aurez compris qu’un désamiantage peut prendre plusieurs mois, sans permettre l’intervention d’entreprise en même temps (il est évident que si l’amiante est présente dans les faux plafond on ne pourra pas travailler sur les éclairages en dessous en même temps que le traitement pour ne pas exposer les ouvriers au moindre risque), et qu’il est logique aujourd’hui que Disneyland Paris ne soit pas en capacité de communiquer sur une date officielle de réouverture de l’attraction !

En revanche, si le contenu de notre article s’avère exact (ce dont nous doutons peu), il est dommage que Disneyland Paris n’ait pas expliqué le détail  de la démarche qui aurait pu rassurer les fans sur le contenu et les reports successifs de cette réhabilitation.

Cependant, même si ces éléments posent un gros problème depuis le début des travaux, les équipes techniques rencontrent également des difficultés avec les nouvelles technologies appliquées dans le manoir, comme abordé lors de notre dernier article sur Phantom Manor. Peut-être que les esprits ne veulent pas voir leur manoir en travaux et veulent continuer de reposer en paix…

Pour continuer à en parler, rendez vous sur notre forum !!

Crédit photo : Ludodisney

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